Désirs et désordres !

 

                                                                                                           
                                                                                                      Nouvelles ...         

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
ACDJPSTU
J' aurais du regarder telefoot ...

J'avais les mêmes idées que vous sur ça...ben oui, évidemment. Evidemment que la nouveauté inspire la méfiance ...Tout nouveau tout beau, ouais c'est ça ouais...Mais bizarrement, ça n'inspirait pas que la méfiance, ça inspirait une certaine pitié aussi, ça frôlait le ridicule presque...C'était pas un truc qu'on disait à tout le monde, ça non, c'était plutôt le genre de truc qu'on cachait, presque comme une maladie honteuse, ou comme un gros bouton sur les fesses.
Pensez vous, s'inscrire sur un site de rencontres, et y passer une bonne partie de ses soirées, partagée entre la curiosité et l'excitation...oui, l'excitation. Moi, la nouveauté m'excite. Je suis toujours partante pour les idées les plus farfelues, les trucs les plus cons possibles aussi, et des fois j ai de belles surprises, c'est pour ça qu'en général j'y vais. Alors quand un beau jour une pub pour ce site de rencontres très réputé est venue se greffer au beau milieu de mon écran, j'ai pris ça pour une invitation personnelle. J'ai cliqué, j'ai sagement rempli toutes les petites cases sans mettre une seule connerie et zou, c'était parti .N'allez pas croire pour autant que je cherchais un mec. Non, j'adoptais plutôt, comme dans beaucoup d'autres cas d'ailleurs, la politique du pourquoi pas.
Pourquoi pas me marrer, pourquoi pas rencontrer de nouvelles personnes, pourquoi pas en revenir échaudée ou totalement déçue, pourquoi pas l'amour, pourquoi, hein, pourquoi j'irais pas, finalement? Qu'est-ce que ça coûte, d'essayer de nouvelles choses ? C'est de ne jamais rien essayer, qui finit par coûter cher.
C'était comme un catalogue des trois suisses, avec des hommes à la place. Et pareil, y en avait de toutes les sortes. Avec ou sans photos, petits ou grands, totalement abrutis ou très mystérieux, avec des annonces hilarantes ou bourrées de fautes d'orthographe, séducteurs ou timides, qui cherchaient l âme soeur ou des frissons éphémères. Oui, comme dans la vraie vie. Avec ce petit avantage non négligeable de choisir à qui parler, sans avoir d'états d'âmes. Et planquée, qui plus est. Je supposais que l'inconvénient était de peut-être se faire allègrement mener en bateau par un type qui pouvait bien vous raconter ce qu'il voulait, et je devinais que l'avantage était de pouvoir avoir des échanges plus riches, débarrassés des interférences que pouvait dégager un physique avantageux, ou au contraire. Enfin, je supposais...
Quoiqu'il en soit je me disais que ça valait le coup d'essayer, parce qu'à bien y regarder, c'était quand même devenu un tantinet ardu, de rencontrer des gens. Pensez-vous, entre le boulot, pour certains les enfants et surtout cette fameuse méfiance, et bien quoi ? Dans les bars ?dans les boîtes ? Dans la rue ? Au boulot ? Oui, au boulot, mais en dehors de ça ? Voilà voilà, moi je suis pas méfiante pour deux sous. Tu me dis que t'es gentil, je te crois. Tu me dis que t'es célibataire, je te crois. Qu'en me regardant dans les yeux tu as eu l'impression de lire dans mon âme, oui, oui, je te crois. Je sais, c' que j' suis conne des fois. Mais tu vois, je préfère...Si je dois tomber, autant que ce soit de haut. Je veux garder mon âme d'enfant. Et si à ce jour j'ai eu à le regretter, ça n'a jamais été bien longtemps. Parce que j'ai eu droit à des rencontres inoubliables. A des moments lumineux. Et ça avait toujours rattrapé les merdes qui m'étaient arrivées.
Il me fallait juste terminer par choisir un pseudo pour commencer à faire joujou, et hop ! Tartine de beurre... non, j ai dit que je mettais pas de conneries... pelle à tarte c'est pareil, ça fait pas sérieux...putain, un pseudo, merde, j aimerais t'y voir toi...mine de rien, je voulais tout de même un truc qui me ressemble et j avais beau en essayer pleins, ils étaient déjà tous pris, et ça ne me disait rien d être mina248.Celles qui ont déjà senti sur d'autres le parfum qu elles venaient juste de s'offrir me comprendront.
Allez, va pour "folie douce", et on ne rigole pas, s'il vous plait.
" VOUS AVEZ  UN CHAT !!" ...putain ça rigole pas ici, déjà un message, youpi, je vais pouvoir parler avec des gens que je ne connais pas, et mieux, que je ne vois pas. Ah ah. .
Je clique et je lis :"salut".  Succinct, ce garçon. Je vais essayer de me mettre à la page, je me dis."Salut", je réponds. C'est marrant, leur truc. "Tu peux m envoyer une photo de toi?" me demande "jecherchelamour"...oui oui, c'est son pseudo. Je me suis vraiment pris la tête pour rien, moi. Ah non mon garçon, je n ai pas de photo, je suis désolée.
"j’aime pas quand y a pas de photo, y a comme un truc de caché, c'est désagréable".Oui, le mot que tu cherches ça s'appelle le visage.
"je suis désolée mais je n'ai pas de photo de moi"je lui réponds, un peu perplexe...mais y en a plein la rue, sinon, je suis tentée de lui répondre. Et zou, mon premier contact disparaît. Ah, je reconnais que d'un côté, c'est quand même plus simple que dans la vie réelle. Nettement plus expéditif, et je suis épargnée du fameux "eh salope va !", même si j'ai cru l'entendre ...
Ce que j' aimais bien ici, c'est qu'on savait tout de suite de quel signe était le type, y avait qu'à regarder sa fiche et moi j'étais très branchée astrologie, c'était un vrai bonheur. Capricorne, oh non j'aime pas les capricornes, trop pessimistes, et j'allais discuter avec lui  pour voir si c'était bien ça, ah ah, des fois je m'amusais comme une folle.
Chling...!! VOUS AVEZ UN CHAT !! et je lisais "bonsoir", ou "bonjour", c'était selon. Celui -là  j'étais allée voir sa fiche juste après lui avoir répondu (bonsoir) et il était poisson, ouh la la, j 'adorais les poissons, mystérieux, tolérants, très ouverts d esprits, extrêmement difficile à cerner, un vrai jeu de piste, parfait pour la tordue que j’étais.
-Bonsoir, moi c'est François m'aborde tout de go mon gentil poisson.
-Bonsoir François. Astride.
-Parle-moi de toi Astride. Qu'est-ce que tu cherches sur ce site ?
-Rien de spécial je lui réponds. Je suis venue ici par curiosité surtout...
-Moi j'ai envie de rencontrer quelqu'un, ça fait trop longtemps que je suis seul. Mais jusque-là j'ai toujours été déçu, les filles sont trop superficielles ici.
Ah ? je me dis. Parce que les filles du net sont des filles à part, elles viennent d'une autre planète ? Moi qui croyais que c'était les mêmes gens que ceux qu'on croise dans la rue, je suis un peu surprise.
-Pourquoi elles sont plus superficielles ici qu'ailleurs ?je lui demande
-Ah mais ailleurs aussi il me réponds. T'as quel âge toi ?
-32 ans. Pourquoi ?
-Et pourquoi t' as personne dans ta vie ? T' as pas envie ? T'as peur ? Tu cherches le prince charmant, c'est ça ?
-Parce que je suis tout à fait capable de vivre seule et d'aimer ça. Je veux avoir envie de quelqu'un, pas besoin, je sais pas si t'es capable de comprendre ça .
-Ben non justement je vois pas la différence. Tu m'as l'air compliquée on dirait !
-La différence c'est que je peux chercher un resto où sortir, un nouveau boulot, un paquet de lessive spécial, le dernier film de Luchini en dvd, les dates de la tournée de Mano Solo, de l'huile pour faire frire les frites, mais pas un mec. Je sais faire la différence entre un homme et un paquet de lessive.                                                                                                                                                            
-Ouais tu vois c'est ça le problème. Les filles de trente ans sont trop compliquées, c'est ce que je disais. Je crois que je vais plutôt chercher une petite nana de vingt ans qu'a pas encore toutes ces idées à la con dans la tête.
-Elle t'emmènera choisir avec elle son premier soutien- gorge. Amuse-toi bien.
Putain si on peut même plus se fier à l'astrologie où va - t'on hein ?
Bon. Point positif du net à ce jour: savoir tout de suite, via l'écriture, à quel genre de type on a affaire. Point négatif:ne même pas chercher à développer, tellement y a de personnes à notre disposition, qui n'attendent qu'un clic.              
Putain une chose était sûre, le temps passait plus vite sur le net qu'ailleurs. Il était minuit passé, ça faisait quatre heures mine de rien que je discutais et je bossais le lendemain à huit heures, allez zou, au lit je me suis dit. Et c'est ce que j'allais faire quand faisant un dernier tour dans les rayons du supermarché de l'amour, j'ai lu ce pseudo:"l'alchimiste" C'était peu dire que ce livre- comme pour des milliers d'autres personnes- avait eu un fort impact sur moi, et au milieu des "cambrioleurdamour" "ou-es-tu"ou "beaugosse 513", celui-là détonait, comment j'aurai pu passer à côté je vous le demande.
Mais l'alchimiste n'était pas connecté, on pouvait voir ça à la petite lumière à côté de son nom qui était éteinte.
J'ai coupé ma connexion et éteint mon pc avant qu'il ne m'avale toute crue et je suis allée me coucher, j'ai dormi d'un sommeil sans rêve et le lendemain je me suis réveillée avec les yeux éclatés et un mal de crâne explosif.
A ceux qui m' ont demandée ce que j'avais fait la veille pour avoir cette tête j'ai marmonné rien du tout, j'étais pas tout à fait d'humeur à supporter les sourires goguenards et les regards entendus, foutez-moi la paix j'ai dit, j'ai mal à la tête.
En rentrant chez moi le soir je me suis dit ah non, pas d'ordinateur aujourd'hui. Bon, je l'allume juste pour voir si j'ai des messages et je l'éteints, un bon bain, un bon livre et ce sera parfait et ooohhhhh j'avais un message de l'alchimiste, il avait du voir que j'avais visité sa page et il m'avait laissé un mail, hi hi j'ai fait en cliquant dessus."Si ta légende personnelle t'a conduite jusqu'ici, alors on a sûrement des choses à se dire..."
Il était une heure du matin quand je me suis déconnectée mais bizarrement j'avais pas mal à la tête, oh non, si vous aviez levé les yeux ce soir-là vous m'auriez vue, la fille tout là-haut sur son nuage c'était moi.
Depuis ce jour-là on discutait tous les jours ou presque. J'avais zappé tous les autres et j'avais du mal à croire ce qui m'arrivait, je réalisais que j'étais en train de tomber amoureuse sur le net et j'essayais de me contrôler, je me doutais à quel point ce type de relation pouvait être dangereuse et déclencher nombres de fantasmes. Je ne savais pas grand-chose d'Armand finalement.
D'un accord tacite on n'avait échangé aucune photo, je savais qu'il était dentiste et je me demandais ce qu'un mec comme lui faisait dans ce job-là , il était rêveur, d'un tempérament artiste qui ne demandait qu'à se révéler et on passait des heures à discuter d'une foule de choses, il se tissait au fil des jours une relation de plus en plus intime et excepté ce sacré feeling que nous avions ensemble, non, je ne savais pas grand-chose de lui, et encore moins à quoi il ressemblait.
Aussi essayais-je de contrôler mon petit coeur à chaque fois qu'il se connectait.
Le rencontrer. Au bout d'un mois, l'idée se faisait de plus en plus présente. Le mystère qui entourait notre rencontre virtuelle et notre relation nous enchantait tous les deux ."Une fille m'a souri dans la rue aujourd'hui, je me suis arrêté en me disant que ça pouvait être toi..." "Crois-tu qu'on se soit déjà rencontré sans le savoir...? "J'ai entendu quelqu'un crier "Astride !" aujourd'hui...j'ai pas eu le temps de voir la demoiselle en question...c'était peut-être toi ?!" Je découvrais la magie du net, la machine à rêves que cela pouvait représenter.
Un dentiste qui s'appelait Armand j'avais sûrement la possibilité de le retrouver facilement et je ne nierai pas avoir jeté un coup d'œil aux pages jaunes, mais me faire examiner les molaires par mon mystérieux internaute ne me tentait pas plus que ça, à moins que ce ne soit pour me prendre sur le fauteuil je me disais en souriant rêveusement, et aussitôt je réalisais qu'il ressemblait peut-être à Elie Semoun et je paniquais, ah mais quel connerie le net ! je pestais .Ce mélange d'inquiétude et d'excitation était délicieux.
Le rencontrer signifiait perdre une part de ce mystère et même si je savais que ce serait pour découvrir autre chose, je réalisais que j'étais devenue accro à notre relation virtuelle, à l'énigme qu'elle représentait, j'avais envie de préserver cette magie et je savais que c'était pareil pour lui, on en avait déjà discuté.
Mais un soir je me suis lancée.
"Comment faire pour se rencontrer tout en préservant le mystère ?"Je lui ai demandé.
Une réponse m'était spontanément venue à l'esprit à peine la question posée, et à présent je fixais l'écran un étrange sourire aux lèvres. Allait-il oser ?
-Tu n'as pas peur ? il m'a répondu
-Pas avec toi non...
-Mais pour qui tu vas me prendre si je te propose ça ...?
Décidément on était vraiment sur la même longueur d'onde...
-Je t'en prie...moi je n'ose pas...
-Tu es libre demain soir?
-Vendredi soir ?oui...
-Alors attends ne bouge pas je reviens.
...
-Tu es toujours là ?
-Je suis là.
-Je meurs d'envie de te rencontrer aussi ...Tu te sens prête pour un rendez-vous secret...?
-J'en ai des frissons...
-Ecoute- moi. A côté de la gare il y a un grand hôtel. Demande la chambre 343. Mets un bandeau avant d'entrer. Je t'attendrai.
A vingt heures ça te va ?...Tu me fais faire de drôles de choses tu sais ...!
Je peux vous dire qu'à un quart d'heure de l'heure du rendez-vous, j'étais dans un drôle d'état. Je me souvenais pas avoir déjà éprouvé autant de sentiments contradictoires à la fois .Je me prenais à la fois pour une aventurière et pour une timbrée, j'étais paniquée et infiniment troublée, j'avais les jambes en coton et le coeur qui battait à tout rompre, je voulais annuler le rendez-vous et déjà y être, et bizarrement, rien qu'à ressentir tout ça je savais que j'avais bien fait d'aller jusqu'au bout, je vendrais père et mère pour toujours ressentir cette adrénaline, des fois je me disais que je ne vivais que pour ça.
J'ai vérifié qu'il n'y avait personne dans le couloir avant de placer le bandeau sur mes yeux, je suis rentrée à tâtons, il flottait un doux parfum dans la chambre, sans doute le sien, je me suis cognée le genou dans quelque chose et j'ai étouffé un juron, je me suis doucement assise sur le lit, est-il déjà là à m'observer ? J'avais le coeur prêt à éclater, je suis folle je me suis dit, ce mec est peut-être un maniaque et si ça se trouve y'a déjà une fille sous le lit et trois qui sèchent dans le placard, mais quand j'ai senti de larges mains se poser délicatement sur mon visage pour le caresser je n'ai plus eu aucun doute et je me suis laissée aller.
Trois heures après j'avais franchi mes limites émotionnelles, les limites de ma pudeur et je bénissais le ciel de m'avoir donné le courage de rejoindre Armand dans cette chambre, je n'y tenais plus il fallait que j'enlève ce bandeau et que je puisse poser mes yeux sur mon merveilleux amant. Je l'ai dénoué d'un geste rapide et j'ai vu le regard étonné d'Armand, légèrement paniqué et je comprenais mais moi je n'ai rien vu, j'avais passé un moment inouï avec lui, qui ne trahissait en rien nos longues discussions sur le net, je lui ai souri d'un sourire plein de gratitude, je te trouve très beau j'ai murmuré.
Nous avions fait l'amour tout doucement puis passionnément, il était l'amant le plus attentionné que j'ai jamais eu, nous étions en sueur et j'aurai pu continuer à baiser avec lui pendant des heures encore, j'ai jeté un coup d'oeil à sa montre il était vingt-trois heures, j'ai soif j'ai dit.
Le lendemain matin quand j'ai ouvert les yeux, j'ai mis un moment avant de réaliser où j'étais, et aussitôt un sourire béat est venu se scotcher sur mon visage, c'est la première chose qu'Armand a vu en se réveillant...
-Il est presque midi il m'a dit en regardant sa montre, on doit quitter l'hôtel. On va manger un morceau ?
-Avec plaisir j'ai dit en me levant d'un bond, ah ah, vive le net j'ai pensé.
C'est quand il a sorti sa carte bleue au moment de l'addition que j'ai cru que mon coeur s'était arrêté. J'y avais jeté un coup d'œil discret par simple curiosité, presque par réflexe...et j'arrivais pas  à croire ce que j'avais vu.
-Sébastien j'ai dit
Il a levé la tête immédiatement.
J'ai fermé les yeux. Je les aient ré ouverts, j'avais la gorge nouée et le cerveau à l'envers, tu t'appelles Sébastien Faucheux j'ai dit d'une voix éteinte .Qui tu es, putain qui tu es ??!!!! J'ai hurlé en me levant, j'avais chaud et froid à la fois, j'avais surtout envie de vomir, une putain de nausée qui m'avait prise à la gorge, je vous assure ...
-Je vais t'expliquer Astride, je vais t'expliquer je te jure...
Il m'a rattrapé par le bras à peine sortie du resto et il a enchaîné à toute vitesse, de peur que je me casse en courant j'imagine.
-Je suis le meilleur ami d'Armand, oui je m'appelle Sébastien, écoute-moi Astride, Armand a eu peur il m'a dit, il a eu peur d'être déçu, il a eu peur de te décevoir aussi, je devais juste venir te voir, il pensait que tu te dégonflerais aussi, on était pas censé aller aussi loin, je sais pas comment il espérait se sortir de la situation, j'étais pas d'accord avec lui au départ et puis merde j'ai pas pu résister tout s'est enchaîné, je t'ai trouvé si jolie, je suis désolé je sais pas quoi dire d'autre, j'aurai pas dû faire ça ...mais je regrette pas, d'un autre côté
il a ajouté en souriant.
-Donc toi t'es pas dentiste j'ai dit bêtement.
-Justement, non. Je suis arbitre de foot. J'ai dit à Armand que c'était de la folie, ces derniers temps j'ai arbitré pleins de matchs qui sont passés à la télé, j'ai dit à Armand que tu avais très bien pu me voir, j'en sais rien tu peux très bien regarder le foot, tu pouvais savoir que je m'appelais pas Armand Thuilier. Il était trop paniqué, il voulait rien savoir, vas-y à ma place s'il te plaît, va la voir, fais-le pour moi il me disait. C'est nul, je sais .Je suis désolée Astride.
Je regardais tout autour de moi en me passant les mains sur le visage, je savais même plus ce que je pensais j'étais comme anesthésiée par le choc, y a juste une pensée qui m'a traversée l'esprit et dont je n'ai pas réussi  à me débarrasser, une phrase que j'aurai jamais cru prononcer un jour, d'autant que je voyais pas bien ce que ça aurait changé, mais dans les pires situations c'était toujours des trucs débiles qui vous passaient par la tête j'avais pu vérifier ça plusieurs fois et là c'était le cas, je n'arrivais pas à me dire autre chose que putain, j'aurais du regarder téléfoot...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires sur cette fiche :

Posté le 29-08-2007, par Tia Yesse (Note : 8/10)

J'ai vraiment beaucoup aimé,bravo.

Posté le 13-08-2007, par Réponse de Patsy (Note : 5/10)

Merci beaucoup beaucoup Mamdam. J'espère quand même ne pas t'avoir forcé à regarder Telefoot :)

Posté le 07-08-2007, par mamdam (Note : 9/10)

Aucun doute, vous étes très douée! Vous savez comment tenir le lecteur en haleine, c'est bien écrit, et à la fin, on se dit presque aussi 'j'aurais du regarder téléfoot"!

Posté le 03-04-2007, par Cy (Note : 9/10)

J'ai mis 9 pour ne pas mettre 10 (tu sais comme les profs ;-) ) J'ai adoré, très bien raconté, très imagé et fin inattendue. Très belle nouvelle.

Posté le 12-03-2007, par Pouche (Note : 10/10)

Merci merci merci pour cette histoire !!! J'avoue que je ne m'attendais pas à cette fin ! J'ai passé un très bon moment en la lisant :-)

Page 1
Laissez un commentaire sur cette fiche :
Nom ou pseudo :
Notez cette fiche : /10
Commentaire :
Recopiez le caractère suivant dans le champs :
  (Obligatoire)

Les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions d'utilisation du service. Vous pouvez être identifié(e) par votre adresse internet (38.103.63.61) si quelqu'un porte plainte.
 
 
 

Site gratuit (aide) | Litterature | Petites annonces | A visiter | Forum Litterature | Saint Nicolas | Infos légales